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switzerland | newspaper | Ses tableaux trompent les cerveaux | 01.05.2018   Leave a comment

Ses tableaux trompent les cerveaux

Ses tableaux trompent les cerveaux

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Quand l’Op art rencontre les neurosciences   Leave a comment

Sous ses formes contemporaines, l’art optique a un peu plus de 50 ans. Parmi ses pionniers, Youri Messen-Jaschin a développé son Op Art à tel point qu’il se penche depuis quelques années sur les incidences des illusions d’optique sur le cerveau humain. En étroite collaboration avec le CHUV, son laboratoire de neuro-imagerie et plusieurs chercheurs, l’Op Art est parti pour fusionner avec la recherche scientifique.

En pénétrant au 9e étage de la Tour de Valmont où Youri Messen-Jaschin a à la fois son appartement, son atelier et sa galerie, l’amateur d’art passe en une fraction de seconde de la froide et aseptisée cage d’escaliers sur une autre planète, celle de l’univers cosmographique et protéiforme du propriétaire des lieux. Une caverne d’Ali Baba féérique où se côtoient à la fois les sources d’inspiration, les réalisations – nombreuses et diverses, il faut avoir l’œil ! –, des références aux projets précédents, et les nouvelles technologies de la communication contemporaine.

Outre les tableaux souvent monumentaux, on repère un flipper d’époque, le texte manuscrit sous verre de « Je t’aime moi non plus » de Gainsbourg, des affichettes de journaux, une bibliothèque chargée à craquer de vinyles, on rencontre une perceuse et des disques durs d’ordinateurs traînant  par-là en compagnie de boîtes de pinceaux, d’une imprimante, de haut-parleurs, d’une pile de polycopiés et même d’une authentique pompe à essence années 60… Avis aux amateurs d’intérieurs bien ordonnés : au cœur d’une telle jungle, le vertige, à tout le moins la désorientation sont garantis. Le capharnaüm de Youri Messen-Jaschin, kaléidoscopique et génial, est aussi multiple qu’imprévisible, pétri d’inspirations et d’idées créatives inimaginables avant d’y être allé, à des années lumières des processus de formatage qui commandent notre société.

Dans le salon d’autrefois transformé en galerie d’exposition, ses œuvres sont au coude à coude, tant la pièce en est saturée.  Des œuvres sur toile, sur bois, en sérigraphie, sur plexiglas ou sur verre, certaines incrustées de néons ou d’affichages alphanumériques, se reflétant dans un socle-miroir, avec ou sans éclairage,… Une table ancienne, un canapé et deux fauteuils décatis en sont réduits à la portion congrue. C’est là le cœur de l’Op Art visible de Youri, en 2 ou en 3 dimensions, où se vivent l’approche comme les découvertes de ce que les illusions d’optique sont en mesure de nous faire voir – jusqu’à découvrir la 4e dimension et, un jour peut-être, la 5e. Pour s’en faire une idée, une visite dans l’atelier de l’artiste s’impose *.

Après ses études artistiques à Paris de 1958 à 1962 – Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts et Ecole pratique des hautes études de la Sorbonne – Youri Messen-Jaschin s’est découvert une passion pour l’Op Art, alors qu’il séjournait à Göteborg, en 1967. Il y effectuait des recherches d’objets cinétiques textiles à l’Université de de la Högskolan för design & konsthantverk. A l’occasion d’une exposition au Musée d’Art Moderne, il rencontre Jesús-Rafael Soto, Carlos Cruz-Diez et Julio Le Parc, précurseurs dans ce domaine. Les perspectives de l’Op Art le fascinent d’emblée et Jesús-Rafael Soto lui fait part de ses expériences et conseils. Ses premières recherches eurent un important retentissement en Scandinavie.

On trouve les premières traces d’art cinétique, ou Op Art, dans les années 1910. Mais c’est à Zurich à partir des années 1960 que l’art cinétique prend véritablement son essor. Dans certaines œuvres, le mouvement est obtenu par un moteur, par le vent ou par le spectateur lui-même. Le principe de base de l’art cinétique repose sur les illusions d’optique. Parmi les plus célèbres, on connaît celle de la canne qui regarde à gauche, mais qui est en même temps un lapin qui regarde à droite, la cascade d’Escher, le triangle de Penrose, la grille d’Hermann ou encore le cube de Necker. Toutes ces illusions d’optique ne sont en fait que des « erreurs » d’interprétation qui s’expliquent de la façon suivante : l’œil (qui n’est en fait qu’un capteur) transmet des signaux au cerveau, lequel les réorganise (en commençant par les mettre à l’endroit, car normalement, comme l’œil est construit, on devrait voir « à l’envers » !), les complète et les ajuste. Il y a donc en permanence une certaine interprétation de la réalité brute par nos neurones.

Les artistes utilisent le contraste entre le noir et le blanc, mais aussi les moirages obtenus par la superposition décalée de réseaux (trames) ou de lignes noires et blanches, puis de lignes colorées. Ces effets, captés par l’œil puis interprétés par le cerveau qui nous en donne la perception, procurent l’illusion de percevoir un mouvement, une vibration, ou de voir apparaître des couleurs alors que l’œuvre n’est « qu’en » noir, gris et blanc.

Youri Messen-Jaschin n’a pas cessé de se passionner pour cette forme d’art et l’a développé à ce point qu’il produit aujourd’hui des œuvres étonnantes, pour ne pas dire stupéfiantes (sérigraphies, « sculptures » ou « installations »). Aujourd’hui, ses œuvres se trouvent dans de nombreux musées et collections aussi bien en Suisse qu’à l’étranger. Le principe de base est toujours le même : en jouant avec les formes et les couleurs, il produit ces fameuses illusions d’optique, soient-elles des mouvements, des vibrations ou des apparitions de couleurs. En poussant ses illusions d’optique toujours plus loin., Youri Messen-Jaschin a observé que certaines personnes étaient prises de vertige, d’autres étaient au bord de la nausée, alors que d’autres encore ne percevaient rien de spécial. Il s’est alors dit qu’il y avait certainement de quoi faire des recherches, pour comprendre la formation et le déroulement de ces perturbations, variables par ailleurs d’un individu à l’autre.

Il s’approche du laboratoire des neurosciences du CHUV, mais les portes restent invariablement closes. L’Op Art ne semble pas intéresser spontanément le corps médical. Après plusieurs tentatives dans le vaste monde du CHUV, Youri Messen-Jaschin finit par faire la connaissance de Bogdan Draganski, chercheur et directeur du laboratoire de neuro-imagerie. Il est tout de suite captivé par sa proposition et un comité de médecin appuie la démarche. C’est ainsi que le projet Brain Project est fondé en 2013, sous la forme d’une association sans but lucratif.

L’objectif de Brain Project ** est de comprendre comment le cerveau des personnes réagit lorsqu’elles sont confrontées à des œuvres d’Op Art, en recourant pour ce faire à l’imagerie par résonnance magnétique (IRM). On prend un candidat, on l’installe dans le tunnel de l’IRM, et là, il va voir défiler toute une série d’œuvres de Youri. Au moyen de boutons poussoirs, il pourra communiquer ses impressions aux chercheurs situés de l’autre côté de la vitre, au pupitre de commande de l’IRM. L’ « examen » est complété par une discussion et dure env. 90 minutes. Depuis son lancement, d’autres universités, notamment celle de Zurich, se sont associées au projet.

Chaque image, ou carte, produite par l’IRM est analysée. Associée au projet,  Sigita Venclove,  une chercheuse de l’Université de Vilnius (Lituanie), les décortique et les compare entre les différents candidats – ce qui demande autant de patience que de compétences. Actuellement, les recherches sont en cours mais laissent déjà entrevoir des découvertes exceptionnelles.

En utilisant les procédés du champ de la psychologie cognitive, les acteurs de Brain Project veulent étudier l’impact et les interactions entre l’Op Art et le cerveau humain. Leur but est ainsi de démontrer l’impact généré par une image spécifique à fort contraste visuel sur les réseaux vestibulaires, limbiques et cognitifs du spectateur.

Poussant le résonnement à l’extrême, Youri Messen-Jaschin se dit que, pourquoi pas, l’Op Art, s’il a de tels effets sur le cerveau, pourrait peut-être contribuer à soulager de certaines maladies, voire de les guérir. A suivre, les recherches scientifiques sont en cours. Elles devraient livrer leurs premiers résultats en 2018

rts | swiss television | night news | to understand the possibly to treat some psychiatric disorders with the Op art | 7.30 pm. | 15.08.2016   Leave a comment

  • RTS | night news of the Swiss television report “Brain project and Op art by Youri Messen-Jaschin”” 7.30 pm
  • A team from Lausanne University Hospital, laboratory of Neuroscience has joined an artist to understand the possibly to treat some psychiatric disorders with the Op art.

switzerland | le régional | l’art aux frontières des neurosciences | 21.12.2015   Leave a comment

Lausanne | Op art meets the Neurosciences | december 2015 |   Leave a comment

  • Partnership:
  • Laboratory of Neurosciences and Neuroimaging | CHUV | Prof. Bogdan Draganski
  • Association Brain Project | Youri Messen-Jaschin

chuv | Laboratory of neurosciences & neuroimaging | candidat 2 | 09.23.2015   Leave a comment

brain project candidat 2 brain_project-test

switzerland | laboratory for research in neuroimaging | lren | chuv | association brain project | op art meets the neurosciences | research 2015 – 2016 |   Leave a comment

Neuroimaging Laboratory – University Hospital (CHUV)  Lausanne – Switzerland                                    Youri Messen-Jaschin Op art research  

association brain project | op art meets the neurosciences | research 2015 – 2016 |

 

The visual arts use optical illusions to convey an impression of spatial movement to viewers.

Inspired by his interest and musings on the manner in which the brain responds to visual stimuli, Youri Messen-Jaschin seeks a scientific, quantifiable and measurable answer to the impressions felt by observers of  Youri “Op Art” works.

By using techniques taken from cognitive psychology, Youri, in collaboration with the neuroimaging laboratory at CHUV, will study the impact and brain interactions of this art. Physiological signals such as heart rate, pupil diameter and brain activity will be measured and recorded on volunteers for this research study.

The aim is to show the impact generated by a specific image with high visual contrast on the vestibular, limbic and cognitive networks, for each individual.

The neuroimaging laboratory performs non-invasive visual imaging using magnetic resonance in order to map out and locate points of brain activity. The use of this technique in participants while viewing Op Art will make it possible to locate the effects produced on the brain during viewing. Thus, the maps generated from participants will be evaluating using known static methods in order to index the common points of activity generated by Op Art.

The image formed in the back of the eye is analyzed point by point then transmitted to the brain in the form of coded signals. This is basically the same for everyone. The visual regions of the brain are the ones that analyze these signals and convey a representation of the object perceived.

The interpretation of this object can sometimes be ambiguous. These “mistakes” in interpretation are optical illusions, which are not perceived in the same way for each of us (we do not have the same “experience” or the same images stored in memory…).

““

  • Lausanne | from MIDDLE-AUGUST 2015 > 2016 |
  • Neuroimaging Laboratory – Lausanne University Hospital (CHUV)
  • from MIDDLE-AUGUST 2015 to 2016 | We look for CANDIDATES FOR THIS RESEARCH living in Switzerland.
  • It is to understand your reactions on my optical art.
  • I noticed on certain sensitive person, appearances of dizziness, hallucination.
  • We want to understand why on certain brain this phenomenon exists. Approximately 30 minutes to participate in the fIRM and 30 minutes to fill the questionnaire with our researchers.
  • Please get in touch through WordPress messaging for more information,
  • Any medicine will be taken during this research.

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  • Lausanne | dès MI-AOÛT 2015 > 2016 |
  • Neuroimaging Laboratory – Lausanne University Hospital (CHUV)
  • Nous recherchons des candidats pour cette recherche habitant la Suisse.
  • C’est de comprendre vos réactions de mon art optique. J’ai remarqué sur certaines personnes sensibles,       des apparitions de vertige, d’hallucination.
  • Nous voulons comprendre pourquoi sur certains cerveaux ce phénomène existe.
  • Environ 30 minutes pour participer dans l’IRM et 30 minutes pour remplir le questionnaire avec nos chercheurs. Veuillez prendre contact au travers de la messagerie de WordPress
  • Pour plus d’informations, aucun médicament sera pris pendant cette recherche.